LE RESEAU SPECIALISTERNE

La communauté internationale Specialisterne

Fondation Specialisterne

La Fondation Specialisterne est une organisation à but non-lucratif, qui travaille à créer 1 million d’opportunités d’emploi pour les personnes autistes et les personnes avec d’autres spécificités cognitives. La fondation est propriétaire de la méthode et de la marque Specialisterne ainsi que de l’entreprise Specialisterne Danemark.

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HUMAN DIVERSITY – Josef SCHOVANEC

HUMAN DIVERSITY – Josef SCHOVANEC

HUMAN DIVERSITY – Web-série – L’inclusion, la différence

Dans cet épisode Josef Schovanec reçoit Gabrielle Blinet et Pascale Marchal, co-fondatrice de Specialisterne France.

Human Diversity: une web-série sur le thème de l’Inclusion.

Chaque épisode présentera la rencontre de Josef Schovanec avec un artiste, une association, une personnalité, une entreprise, un industriel, un acteur impliqué dans la formation.
Projet de l’association La Loge CDM à retrouver sur la chaîne YouTube Human Diversity .

Laurent Peytavy d’OTEMA-TSA

Laurent Peytavy d’OTEMA-TSA

L’innovation dans le monde de l’autisme ne s’arrête pas à la porte des grandes villes. Dans le Tarn l’association OTEMA-TSA développe de nouveaux moyens pour aider les personnes autistes à accéder à l’emploi, du transport à la réalité virtuelle. 

Quel est le cœur du travail d’OTEMA-TSA ?

Je suis papa d’un jeune autiste, Matéo, qui a 18 ans. Otema a été créée comme une structure destinée à rompre l’isolement de Matéo. Dans les grandes villes, il existe des structures et des associations de soutien. Mais en milieu rural, les personnes autistes peuvent être complètement isolées, sans accès à des ressources ou aux expériences d’autres familles et d’autres personnes TSA.

Matéo grandissant, nous nous sommes intéressés à sa vie sociale et à son intégration professionnelle. Le passage à l’âge adulte est déjà source de difficultés pour une personne autiste. Pourtant, le désir d’intégration sociale est bien présent. Or, que ce soit pour rencontrer et échanger avec les autres ou pour chercher un travail, il faut être mobile. OTEMA-TSA est ainsi devenue une plate-forme de mobilité destinée aux personnes en situation de handicap.

 

Otema TSA Laurent Peytavy
Otema TSA

Comment fonctionne cette plate-forme ?

Nous cherchons à développer toutes les manières pour les personnes autistes de se déplacer du mieux possible. C’est indispensable pour leur insertion professionnelle. En plus d’assurer directement certains trajets, nous travaillons à renforcer l’autonomie des personnes TSA. Par exemple, en les préparant à des déplacements réguliers qu’ils sont amenés à effectuer. A l’aide d’outils numériques, on permet à la personne de s’entraîner à effectuer un parcours en limitant le stress. On propose aussi à certaines personnes de les accompagner physiquement sur le trajet, de manière régulière. L’enjeu, c’est de connecter les personnes autistes, au-delà des institutions. Toucher les familles, les convaincre que leurs proches peuvent avoir une vie riche, c’est un moteur de sociabilité et d’insertion professionnelle. Nous avons rencontré beaucoup de succès, et aujourd’hui nous sommes sollicités par des publics en manque de mobilité au-delà de l’autisme, dans le domaine du handicap en général.

Vous travaillez aujourd’hui sur d’autres méthodes?

Tout à fait, nous nous sommes équipés de casques de réalité virtuelle qui permettent aux personnes autistes de tester divers métiers en immersion virtuelle. C’est une solution parfaite pour travailler sur leur orientation professionnelle. Le but, c’est de susciter un intérêt, une vocation.

 

Tester de nombreuses options sans avoir à se déplacer, en toute sécurité, c’est une technologie très adaptée au handicap et à l’autisme. Sur l’ensemble des personnes autistes qui ont essayé le casque, une seule a eu une réaction sensorielle négative.

Nous avons eu des retours très positifs, des familles et des personnes TSA. Une personne a déjà choisi d’aller vers un CAP mécanique après avoir testé cette activité en réalité virtuelle. Cela va contre le cliché, mais pour nous la réalité virtuelle est un vecteur de lien, un moyen de rencontre !

Titouan Lemoine
Komi Cherche ses Mots

Komi Cherche ses Mots

Komi Cherche ses Mots – Quand le manga parle d’anxiété sociale

C’est l’heure de la deuxième saison pour « Komi Cherche ses Mots – 古見さんは、コミュ症です。 » , l’une des séries animées phares du catalogue de Netflix. L’adaptation du manga de Tomohito Oda raconte la vie de Komi, une très belle lycéenne qui ne dit pourtant pas un mot en classe.

Là où tous ses camarades n’y voient qu’une superbe indifférence, Tadano Hitohito comprend que Komi a un mutisme sélectif, une forme extrême d’anxiété sociale. En public, elle reste complètement muette et tremble comme une feuille si elle doit parler. Il décide de l’aider à atteindre l’objectif qu’elle s’est fixé : réussir à se faire 100 amis.

Le manga, puis son adaptation animée, ont rencontré un énorme succès aussi bien au Japon qu’à l’international.

 En plus de son écriture et de l’excellente animation du studio OLM, la série a été remarquée pour son traitement fin, sans parodie ou moquerie, des différences cognitives de son héroïne. « Quand quelqu’un souffre d’anxiété extrême, il peine à communiquer avec les autres » rappelle la narratrice de la série en introduction « Mais gardez en tête, s’ils ont du mal à établir des connections, ça ne veut pas dire qu’ils n’en ont pas envie ! » 

Les tranches de vie pleines d’humour de la série introduisent le spectateur dans le quotidien de Komi, une bonne manière d’illustrer une réalité parfois mal comprise. Comme pour l’autisme, les troubles dys ou les troubles de l’attention, l’anxiété n’est pas un « symptôme » occasionnel, c’est un défi permanent que Komi doit trouver des façons de gérer. Le résultat : une excellente série et une bonne manière d’approcher les différences invisibles. 

 

Titouan Lemoine